; Reglink opened in new frame? ; Statusbar message ; resolution (1 .. 8) ; Image to load ; Waving speed (1..200) ; Perspective (1..100) ; Far waving intensity (1..10000) ; Wind intensity (1..20) ; Wind variation speed (0..200) ; Wind variation min (0..20) ; Wind variation max (0..20) ; Half sized reflect area ("YES","NO") ; Optional image over applet ; Over image X offset ; Over image Y offset ; Memory deallocation delay ; Task priority (1..10) ; Min. milliseconds/frame for sync Sorry, your browser doesn't support Java. ; Msg in no java browsers

Sénégal

 

Voilà un mois -déjà ! - que je suis au Sénégal.
Le temps passe vite à Tambacounda où j'écarquille les yeux en permanence.
La base fourmille d'activités. Les VP vont et viennent dans leurs pick-up, les réunions GTVet PDRSO se programment, le coordinateur nous parle de GTO-GTF et François Dibor alias FDK fait résonner sa voix de stentor, bref, c'est l'immersion rapide dans la piscine AFVP et dans une ambiance technique, sympathique et plutôt rassurante.

Hier soir, tous les VP ou presque sont allés voir Youssou N'dour qui vient chanter à Tamba. Qui c'est celui-là ? Pas encore dans le coup, et anéantie par la chaleur, je préfère me reposer dans la case de passage, sans savoir que ce soir là, je loupais vraiment quelque chose !
Pendant 10 jours, nous avons suivi une formation au "diagnostic participatif", méthode très sérieuse pour faire s'exprimer tout un village sur ses objectifs de développement. Pascal nous a dit : on va commencer par Sambacounda, dont vont s'occuper Marie-Noëlle et Salif (mon animateur préféré). Pascal et moi nous chargeons des courses. Une semaine à passer au village, pas question d'être à charge !

Notre arrivée est retentissante. Tous les gamins accompagnent notre voiture jusqu'à son arrêt complet et c'est un peu gênée que je sors du véhicule sous un nombre incalculable de regards curieux et épatés de voir des " toubabs " chez eux. Pas besoin de sonner la cloche, en 2 minutes, le comité d'accueil est là.

Les trois animateurs sénégalais qui nous accompagnent saluent les notables et font les présentations. Je baragouine les 3 salutations apprises en cours de poular la semaine d'avant, ce qui déclenche les sourires ravis de mes interlocuteurs. Ils se mettent aussitôt à me débiter des phrases que je ne comprends plus. Je me tourne paniquée vers mon animateur qui me viens en aide… ouf ! je crois que je ne m'en suis pas trop mal sortie.

La première réunion a lieu le soir même. Vers 22 h, entre chien et loup, nous voyons arriver un à un les hommes, que nous avons tous convoqués pour 21 h. Le village est tranquille, nous entendons juste quelques bruits de marmites en train d'être nettoyées, quelques femmes qui discutent encore d'une maison à l'autre, sans se soucier des oreilles indiscrètes qui pourraient écouter. Je commence à sentir l'ambiance particulière qui règne ici, un monde à part, déconnecté des turbulences de la ville, un rythme qui est tout simplement celui de la vie, des saisons, et surtout, un respect mutuel et un fonctionnement social à part.

Nous discutons à voix basse, en nous distinguant à peine. Soudain, une voix cassée s'élève et nous précise que nous pouvons commencer, car tous sont là. Pascal prend la parole… C'est le début d'un aller-retour avec le traducteur. Bien-sûr, ils nous accueillent à bras ouverts, ils comprennent ce que nous sommes venus faire. Il faudra pourtant expliquer longtemps que nous n'apportons rien, seulement nous-mêmes, pour l'instant, et que nous sommes là pour les aider à réfléchir sur les problèmes à résoudre en priorité au village. Difficile de répondre à la requête qui revient constamment : " il faut nous aider à avoir un bon puits " et de faire comprendre la phase préalable de " diagnostic " et de " mise en confiance " discutée en équipe.

A la fin de la réunion, chacun se prépare pour la nuit. Brosse à dents, lampe torche, seau d'eau puisée par la femme qui nous accueille (pas question de le faire nous-même), nous nous préparons à passer une nuit à la belle étoile, sur nos matelas en mousse… le luxe, un vrai régal !

A demain les villageois qui m'avez si vite adoptée… et déjà merci de m'offrir cette merveilleuse opportunité de vivre au creux de votre village, de si riches découvertes.